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Déclaration du chef pour la Journée mondiale de l’environnement

by Josh O'Donnell
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Par David Coon

Hier se déroulait la Journée mondiale de l’environnement des Nations Unies sous le thème « C’est le temps de la nature ». Alors que la crise climatique et la dégradation écologique peuvent sembler prendre moins de place dans l’esprit des gens de nos jours, je sais que la nature est devenue encore plus appréciée par nous tous. Le désir de sortir dans nos parcs, faire une promenade dans les bois ou une balade dans un sentier s’est intensifié alors que nous avons dû rester à la maison pour marteler la courbe de la COVID à plat.

La dernière publicité touristique du Nouveau-Brunswick tire parti de notre lien fort avec la nature avec son slogan « Les lieux qui nous sont chers n’attendent que nous ».

Alors que le gouvernement formule des politiques et lance des initiatives pour aider notre économie à « reconstruire mieux », nous devons changer notre perspective à propos de l’économie – nous avons besoin d’un changement de culture en quelque sorte. La croissance économique ne doit plus être poursuivie de manière à imposer des coûts terribles aux populations, à leurs communautés et à l’environnement qui nous soutient. La croissance à tout prix a créé des inégalités punitives, perpétué des salaires faibles et sapé l’intégrité de la nature et de notre climat.

Le changement que j’ai en tête en est un qui peut tous nous sentir inspirer. Reconstruisons mieux, mais construisons quelque chose que nous pouvons être fiers de léguer aux générations futures.

Nous devons penser au-delà de la croissance économique et de la croissance aveugle du PIB. Nous devons tous voir une voie à suivre en laquelle nous pouvons croire : où le bien-être de tous, plutôt que la croissance à tout prix du PIB, est au cœur des décisions gouvernementales. Cela signifie mettre fin à notre statut d’économie à faibles salaires et de zone de sacrifice environnemental qui a permis la création de milliardaires dans notre minuscule province, mais avec peu de retombées pour financer les services publics. Il suffit de regarder le grand nombre de Néo-Brunswickois qui travaillent dur et qui vivent au salaire minimum, ou à peu près. Regardez le triste état de nos forêts et de nos eaux côtières, et les populations décimées des espèces sauvages qui y vivent.

L’occasion n’est pas de revenir à l’époque des industries du charbon ou de l’extraction du plutonium à partir des déchets nucléaires. Les opportunités abondent avec l’établissement d’une voie pour une société alimentée par les énergies renouvelables, nourries par nos agriculteurs utilisant des pratiques biologiques, et une économie où nous produisons plus de ce dont nous avons besoin ici, ce qui nous rend moins dépendants des produits importés. Nous sommes un peuple plein de ressources, avec un fort sens de la communauté et un lien profond avec la nature. Nous intensifierons nos efforts pour bâtir une société et une économie que quiconque serait fier de laisser à ses petits-enfants, mais cela nécessite une vision et une volonté de saisir les opportunités qui s’offrent à nous.

Au cours des prochains mois, le gouvernement fédéral rendra disponible des fonds importants pour aider à reconstruire mieux et plus vert. Ces fonds doivent être utilisés pour ouvrir la voie vers un Nouveau-Brunswick plus vert, plus égalitaire et plus autonome.

Au Nouveau-Brunswick, nous pouvons maintenant utiliser les fonds de la taxe sur le carbone pour investir dans un programme de rénovation thermique en profondeur qui mettra les gens au travail, réduira les coûts énergétiques pour les particuliers et les entreprises et réduira notre empreinte carbone.

Nous devons également puiser dans nos fonds d’infrastructure fédéraux inutilisés pour investir dans la mise en place d’un réseau de transport en commun afin que les gens puissent facilement se rendre à des rendez-vous médicaux, travailler et rendre visite à leur famille. Le même programme de financement doit être mis à profit pour investir dans les infrastructures nécessaires pour protéger nos familles et nos communautés des conséquences de la crise climatique.

La viabilité environnementale et la justice économique ne sont pas une menace pour notre bien-être – elles en sont des éléments essentiels. Si une économie n’améliore pas le bien-être de ses habitants et ne permet pas notre survie même sur Terre, à quoi sert-elle ? Alors oui, comme le dit l’ONU, « C’est le temps de la nature ».

Alors que nous renouons avec la nature cet été, il est temps que la politique gouvernementale renoue avec la nature, qu’elle reprenne contact avec sa véritable raison d’être, qu’elle devienne créative, qu’elle devienne inspirante. Alors allons-y.